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Alice’s adventures in Wonderland / Les Aventures d’Alice au pays des merveilles — ĐœĐ° Đ°ĐœĐłĐ»Ń–ĐčсĐșаĐč і Ń„Ń€Đ°ĐœŃ†ŃƒĐ·ŃĐșаĐč ĐŒĐŸĐČах. ĐĄŃ‚Đ°Ń€ĐŸĐœĐșа 6

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Lewis Carroll

Alice’s adventures in Wonderland

Lewis Carroll

Les Aventures d’Alice au pays des merveilles

Alice waited a little, half expecting to see it again, but it did not appear, and after a minute or two she walked on in the direction in which the March Hare was said to live.

Alice attendit quelques instants, espĂ©rant presque le revoir, mais il ne reparut pas ; et une ou deux minutes aprĂšs, elle continua son chemin dans la direction oĂč on lui avait dit que demeurait le LiĂšvre.

“I’ve seen hatters before,” she said to herself; “the March Hare will be much the most interesting, and perhaps as this is May it won’t be raving mad — at least not so mad as it was in March.”

« J’ai dĂ©jĂ  vu des chapeliers, » se dit-elle ; « le LiĂšvre sera de beaucoup le plus intĂ©ressant. »

As she said this, she looked up, and there was the Cat again, sitting on a branch of a tree.

À ces mots elle leva les yeux, et voilĂ  que le Chat Ă©tait encore lĂ  assis sur une branche d’arbre.

“Did you say pig, or fig?” said the Cat.

« M’avez-vous dit porc, ou porte ? » demanda le Chat.

“I said pig,” replied Alice; “and I wish you wouldn’t keep appearing and vanishing so suddenly: you make on quite giddy.”

« J’ai dit porc, » rĂ©pĂ©ta Alice. « Ne vous amusez donc pas Ă  paraĂźtre et Ă  disparaĂźtre si subitement, vous faites tourner la tĂȘte aux gens. »

“All right,” said the Cat; and this time it vanished quite slowly, beginning with the end of the tail, and ending with the grin, which remained some time after the rest of it had gone.

« C’est bon, » dit le Chat, et cette fois il s’évanouit tout doucement Ă  commencer par le bout de la queue, et finissant par sa grimace qui demeura quelque temps aprĂšs que le reste fut disparu.

“Well! I’ve often seen a cat without a grin,” thought Alice; “but a grin without a cat! It’s the most curious thing I ever say in my life!”

« Certes, » pensa Alice, « j’ai souvent vu un chat sans grimace, mais une grimace sans chat, je n’ai jamais de ma vie rien vu de si drĂŽle. »

She had not gone much farther before she came in sight of the house of the March Hare: she thought it must be the right house, because the chimneys were shaped like ears and the roof was thatched with fur.

Elle ne fit pas beaucoup de chemin avant d’arriver devant la maison du LiĂšvre. Elle pensa que ce devait bien ĂȘtre lĂ  la maison, car les cheminĂ©es Ă©taient en forme d’oreilles et le toit Ă©tait couvert de fourrure.

It was so large a house, that she did not like to go nearer till she had nibbled some more of the lefthand bit of mushroom, and raised herself to about two feet high: even then she walked up towards it rather timidly, saying to herself “Suppose it should be raving mad after all! I almost wish I’d gone to see the Hatter instead!”

La maison Ă©tait si grande qu’elle n’osa s’approcher avant d’avoir grignotĂ© encore un peu du morceau de champignon qu’elle avait dans la main gauche, et d’avoir atteint la taille de deux pieds environ ; et mĂȘme alors elle avança timidement en se disant : « Si aprĂšs tout il Ă©tait fou furieux ! Je voudrais presque avoir Ă©tĂ© faire visite au Chapelier plutĂŽt que d’ĂȘtre venue ici. »

Chapter VII. A Mad Tea-Party

Chapitre VII. Un thé de fous

There was a table set out under a tree in front of the house, and the March Hare and the Hatter were having tea at it: a Dormouse was sitting between them, fast asleep, and the other two were using it as a cushion, resting their elbows on it, and the talking over its head.

Il y avait une table servie sous un arbre devant la maison, et le LiĂšvre y prenait le thĂ© avec le Chapelier. Un Loir profondĂ©ment endormi Ă©tait assis entre les deux autres qui s’en servaient comme d’un coussin, le coude appuyĂ© sur lui et causant par-dessus sa tĂȘte.

“Very uncomfortable for the Dormouse,” thought Alice; “only, as it’s asleep, I suppose it doesn’t mind.”

« Bien gĂȘnant pour le Loir, » pensa Alice. « Mais comme il est endormi je suppose que cela lui est Ă©gal. »

The table was a large one, but the three were all crowded together at one corner of it:

Bien que la table fĂ»t trĂšs grande, ils Ă©taient tous trois serrĂ©s l’un contre l’autre Ă  un des coins.

“No room! No room!” they cried out when they saw Alice coming.

« Il n’y a pas de place ! Il n’y a pas de place ! » criĂšrentils en voyant Alice.

“There’s PLENTY of room!” said Alice indignantly, and she sat down in a large arm-chair at one end of the table.

« Il y a abondance de place, » dit Alice indignĂ©e, et elle s’assit dans un large fauteuil Ă  l’un des bouts de la table.

“Have some wine,” the March Hare said in an encouraging tone.

« Prenez donc du vin, » dit le LiĂšvre d’un ton engageant.

Alice looked all round the table, but there was nothing on it but tea.

Alice regarda tout autour de la table, mais il n’y avait que du thĂ©.

“I don’t see any wine,” she remarked.

« Je ne vois pas de vin », fit-elle observer.

“There isn’t any,” said the March Hare.

« Il n’y en a pas, » dit le LiĂšvre.

“Then it wasn’t very civil of you to offer it,” said Alice angrily.

« En ce cas il n’était pas trĂšs poli de votre part de m’en offrir, » dit Alice d’un ton fĂąchĂ©.

“It wasn’t very civil of you to sit down without being invited,” said the March Hare.

« Il n’était pas non plus trĂšs poli de votre part de vous mettre Ă  table avant d’y ĂȘtre invitĂ©e, » dit le LiĂšvre.

“I didn’t know it was YOUR table,” said Alice; “it’s laid for a great many more than three.”

« J’ignorais que ce fĂ»t votre table, » dit Alice. « Il y a des couverts pour bien plus de trois convives. »

“Your hair wants cutting,” said the Hatter. He had been looking at Alice for some time with great curiosity, and this was his first speech.

« Vos cheveux ont besoin d’ĂȘtre coupĂ©s, » dit le Chapelier. Il avait considĂ©rĂ© Alice pendant quelque temps avec beaucoup de curiositĂ©, et ce fut la premiĂšre parole qu’il lui adressa.

“You should learn not to make personal remarks,” Alice said with some severity; “it’s very rude.”

« Vous devriez apprendre Ă  ne pas faire de remarques sur les gens ; c’est trĂšs grossier, » dit Alice d’un ton sĂ©vĂšre.

The Hatter opened his eyes very wide on hearing this; but all he SAID was, “Why is a raven like a writing-desk?”

À ces mots le Chapelier ouvrit de grands yeux ; mais il se contenta de dire : « Pourquoi une pie ressemble-t-elle Ă  un pupitre ? »

“Come, we shall have some fun now!” thought Alice. “I’m glad they’ve begun asking riddles. — I believe I can guess that,” she added aloud.

« Bon ! nous allons nous amuser, » pensa Alice. « Je suis bien aise qu’ils se mettent Ă  demander des Ă©nigmes. Je crois pouvoir deviner cela, » ajoutat-elle tout haut.

“Do you mean that you think you can find out the answer to it?” said the March Hare.

« Voulez-vous dire que vous croyez pouvoir trouver la réponse ? » dit le LiÚvre.

“Exactly so,” said Alice.

« Précisément, » répondit Alice.

“Then you should say what you mean,” the March Hare went on.

« Alors vous devriez dire ce que vous voulez dire, » continua le LiÚvre.

“I do,” Alice hastily replied; “at least — at least I mean what I say — that’s the same thing, you know.”

« C’est ce que je fais, » rĂ©pliqua vivement Alice. « Du moins — je veux dire ce que je dis ; c’est la mĂȘme chose, n’est-ce pas ? »

“Not the same thing a bit!” said the Hatter. “You might just as well say that ‘I see what I eat’ is the same thing as ‘I eat what I see’!”

« Ce n’est pas du tout la mĂȘme chose, » dit le Chapelier. « Vous pourriez alors dire tout aussi bien que : “Je vois ce que je mange,” est la mĂȘme chose que : “Je mange ce que je vois.” »

“You might just as well say,” added the March Hare, “that ‘I like what I get’ is the same thing as ‘I get what I like’!”

« Vous pourriez alors dire tout aussi bien, » ajouta le LiĂšvre, « que : “aime ce qu’on me donne,” est la mĂȘme chose que : “On me donne ce que j’aime.” »

“You might just as well say,” added the Dormouse, who seemed to be talking in his sleep, “that ‘I breathe when I sleep’ is the same thing as ‘I sleep when I breathe’!”

« Vous pourriez dire tout aussi bien, » ajouta le Loir, qui paraissait parler tout endormi, « que : “Je respire quand je dors,” est la mĂȘme chose que : “Je dors quand je respire.” »

“It IS the same thing with you,” said the Hatter, and here the conversation dropped, and the party sat silent for a minute, while Alice thought over all she could remember about ravens and writing-desks, which wasn’t much.

« C’est en effet tout un pour vous, » dit le Chapelier. Sur ce, la conversation tomba et il se fit un silence de quelques minutes. Pendant ce temps, Alice repassa dans son esprit tout ce qu’elle savait au sujet des pies et des pupitres ; ce qui n’était pas grand-chose.

The Hatter was the first to break the silence.

Le Chapelier rompit le silence le premier.

“What day of the month is it?” he said, turning to Alice: he had taken his watch out of his pocket, and was looking at it uneasily, shaking it every now and then, and holding it to his ear.

« Quel quantiĂšme du mois sommes-nous ? » dit-il en se tournant vers Alice. Il avait tirĂ© sa montre de sa poche et la regardait d’un air inquiet, la secouant de temps Ă  autre et l’approchant de son oreille.

Alice considered a little, and then said “The fourth.”

Alice réfléchit un instant et répondit : « Le quatre. »

“Two days wrong!” sighed the Hatter.

« Elle est de deux jours en retard, » dit le Chapelier avec un soupir.

“I told you butter wouldn’t suit the works!” he added looking angrily at the March Hare.

« Je vous disais bien que le beurre ne vaudrait rien au mouvement ! » ajouta-til en regardant le LiÚvre avec colÚre.

“It was the BEST butter,” the March Hare meekly replied.

« C’était tout ce qu’il y avait de plus fin en beurre, » dit le LiĂšvre humblement.

“Yes, but some crumbs must have got in as well,” the Hatter grumbled: “you shouldn’t have put it in with the bread-knife.”

« Oui, mais il faut qu’il y soit entre des miettes de pain, » grommela le Chapelier. « Vous n’auriez pas dĂ» vous servir du couteau au pain pour mettre le beurre. »

The March Hare took the watch and looked at it gloomily: then he dipped it into his cup of tea, and looked at it again: but he could think of nothing better to say than his first remark, “It was the BEST butter, you know.”

Le LiĂšvre prit la montre et la contempla tristement, puis la trempa dans sa tasse, la contempla de nouveau, et pourtant ne trouva rien de mieux Ă  faire que de rĂ©pĂ©ter sa premiĂšre observation : « C’était tout ce qu’il y avait de plus fin en beurre. »

Alice had been looking over his shoulder with some curiosity.

Alice avait regardé par-dessus son épaule avec curiosité :

“What a funny watch!” she remarked. “It tells the day of the month, and doesn’t tell what o’clock it is!”

« Quelle singuliĂšre montre ! » dit-elle. « Elle marque le quantiĂšme du mois, et ne marque pas l’heure qu’il est ! »

“Why should it?” muttered the Hatter. “Does YOUR watch tell you what year it is?”

« Et pourquoi marquerait-elle l’heure ? » murmura le Chapelier. « Votre montre marque-t-elle dans quelle annĂ©e vous ĂȘtes ? »

“Of course not,” Alice replied very readily: “but that’s because it stays the same year for such a long time together.”

« Non, assurĂ©ment ! » rĂ©pliqua Alice sans hĂ©siter. « Mais c’est parce qu’elle reste Ă  la mĂȘme annĂ©e pendant si longtemps. »

“Which is just the case with MINE,” said the Hatter.

« Tout comme la mienne, » dit le Chapelier.

Alice felt dreadfully puzzled. The Hatter’s remark seemed to have no sort of meaning in it, and yet it was certainly English.

Alice se trouva fort embarrassĂ©e. L’observation du Chapelier lui paraissait n’avoir aucun sens ; et cependant la phrase Ă©tait parfaitement correcte.

“I don’t quite understand you,” she said, as politely as she could.

« Je ne vous comprends pas bien, » dit-elle, aussi poliment que possible.

“The Dormouse is asleep again,” said the Hatter, and he poured a little hot tea upon its nose.

« Le Loir est rendormi, » dit le Chapelier ; et il lui versa un peu de thé chaud sur le nez.

The Dormouse shook its head impatiently, and said, without opening its eyes, “Of course, of course; just what I was going to remark myself.”

Le Loir secoua la tĂȘte avec impatience, et dit, sans ouvrir les yeux : « Sans doute, sans doute, c’est justement ce que j’allais dire. »

“Have you guessed the riddle yet?” the Hatter said, turning to Alice again.

« Avez-vous devinĂ© l’énigme ? » dit le Chapelier, se tournant de nouveau vers Alice.

“No, I give it up,” Alice replied: “that’s the answer?”

« Non, j’y renonce, » rĂ©pondit Alice ; « quelle est la rĂ©ponse ? »

“I haven’t the slightest idea,” said the Hatter.

« Je n’en ai pas la moindre idĂ©e, » dit le Chapelier.

“Nor I,” said the March Hare.

« Ni moi non plus, » dit le LiÚvre.

Alice sighed wearily.

Alice soupira d’ennui.

“I think you might do something better with the time,” she said, “than waste it in asking riddles that have no answers.”

« Il me semble que vous pourriez mieux employer le temps, » dit-elle, « et ne pas le gaspiller Ă  proposer des Ă©nigmes qui n’ont point de rĂ©ponses. »

“If you knew Time as well as I do,” said the Hatter, “you wouldn’t talk about wasting IT. It’s HIM.”

« Si vous connaissiez le Temps aussi bien que moi, » dit le Chapelier, « vous ne parleriez pas de le gaspiller. On ne gaspille pas quelqu’un. »

“I don’t know what you mean,” said Alice.

« Je ne vous comprends pas, » dit Alice.

“Of course you don’t!” the Hatter said, tossing his head contemptuously. “I dare say you never even spoke to Time!”

« Je le crois bien, » rĂ©pondit le Chapelier, en secouant la tĂȘte avec mĂ©pris ; « je parie que vous n’avez jamais parlĂ© au Temps. »

“Perhaps not,” Alice cautiously replied: “but I know I have to beat time when I learn music.”

« Cela se peut bien, » rĂ©pliqua prudemment Alice, « mais je l’ai souvent mal employĂ©. »

“Ah! that accounts for it,” said the Hatter. “He won’t stand beating. Now, if you only kept on good terms with him, he’d do almost anything you liked with the clock. For instance, suppose it were nine o’clock in the morning, just time to begin lessons: you’d only have to whisper a hint to Time, and round goes the clock in a twinkling! Half-past one, time for dinner!”

« Ah ! voilĂ  donc pourquoi ! Il n’aime pas cela, » dit le Chapelier. « Mais si seulement vous saviez le mĂ©nager, il ferait de la pendule tout ce que vous voudriez. Par exemple, supposons qu’il soit neuf heures du matin, l’heure de vos leçons, vous n’auriez qu’à dire tout bas un petit mot au Temps, et l’aiguille partirait en un clin d’oeil pour marquer une heure et demie, l’heure du dĂźner. »

(“I only wish it was,” the March Hare said to itself in a whisper.)

(« Je le voudrais bien, » dit tout bas le LiÚvre.)

“That would be grand, certainly,” said Alice thoughtfully: “but then-I shouldn’t be hungry for it, you know.”

« Cela serait trĂšs agrĂ©able, certainement, » dit Alice d’un air pensif ; « mais alors — je n’aurais pas encore faim, comprenez donc. »

“Not at first, perhaps,” said the Hatter: “but you could keep it to half-past one as long as you liked.”

« Peut-ĂȘtre pas d’abord, » dit le Chapelier ; « mais vous pourriez retenir l’aiguille Ă  une heure et demie aussi longtemps que vous voudriez. »

“Is that the way YOU manage?” Alice asked.

« Est-ce comme cela que vous faites, vous ? » demanda Alice.

The Hatter shook his head mournfully.

Le Chapelier secoua tristement la tĂȘte.

“Not I!” he replied. “We quarrelled last March-just before HE went mad, you know—” (pointing with his tea spoon at the March Hare,) “—it was at the great concert given by the Queen of Hearts, and I had to sing
‘Twinkle, twinkle, little bat!
How I wonder what you’re at!’

You know the song, perhaps?”

« HĂ©las ! non, » rĂ©pondit-il, « nous nous sommes querellĂ©s au mois de mars dernier, un peu avant qu’il devĂźnt fou. » (Il montrait le LiĂšvre du bout de sa cuiller.) C’était Ă  un grand concert donnĂ© par la Reine de Coeur, et j’eus Ă  chanter :
« Ah ! vous dirai-je, ma soeur,
Ce qui cause ma douleur ! »

« Vous connaissez peut-ĂȘtre cette chanson ? »

“I’ve heard something like it,” said Alice.

« J’ai entendu chanter quelque chose comme ça, » dit Alice.

“It goes on, you know,” the Hatter continued, “in this way:—

« Vous savez la suite, » dit le Chapelier ; et il continua :

‘Up above the world you fly,
Like a tea-tray in the sky.
Twinkle, twinkle —’”

« C’est que j’avais des dragĂ©es,
Et que je les ai mangées. »

Here the Dormouse shook itself, and began singing in its sleep “Twinkle, twinkle, twinkle, twinkle—” and went on so long that they had to pinch it to make it stop.

Ici le Loir se secoua et se mit Ă  chanter, tout en dormant : « Et que je les ai mangĂ©es, mangĂ©es, mangĂ©es, mangĂ©es, mangĂ©es, » si longtemps, qu’il fallĂ»t le pincer pour le faire taire.

“Well, I’d hardly finished the first verse,” said the Hatter, “when the Queen jumped up and bawled out, ‘He’s murdering the time! Off with his head!’”

« Eh bien, j’avais Ă  peine fini le premier couplet, » dit le Chapelier, « que la Reine hurla : “Ah ! c’est comme ça que vous tuez le temps ! Qu’on lui coupe la tĂȘte !” »

“How dreadfully savage!” exclaimed Alice.

« Quelle cruautĂ© ! » s’écria Alice.

“And ever since that,” the Hatter went on in a mournful tone, “he won’t do a thing I ask! It’s always six o’clock now.”

« Et, depuis lors, » continua le Chapelier avec tristesse, « le Temps ne veut rien faire de ce que je lui demande. Il est toujours six heures maintenant. »

A bright idea came into Alice’s head. “Is that the reason so many tea-things are put out here?” she asked.

Une brillante idĂ©e traversa l’esprit d’Alice. « Est-ce pour cela qu’il y a tant de tasses Ă  thĂ© ici ? » demanda-t-elle.

“Yes, that’s it,” said the Hatter with a sigh: “it’s always tea-time, and we’ve no time to wash the things between whiles.”

« Oui, c’est cela, » dit le Chapelier avec un soupir ; « il est toujours l’heure du thĂ©, et nous n’avons pas le temps de laver la vaisselle dans l’intervalle. »

“Then you keep moving round, I suppose?” said Alice.

« Alors vous faites tout le tour de la table, je suppose ? » dit Alice.

“Exactly so,” said the Hatter: “as the things get used up.”

« Justement, » dit le Chapelier, « à mesure que les tasses ont servi. »

“But what happens when you come to the beginning again?” Alice ventured to ask.

« Mais, qu’arrive-t-il lorsque vous vous retrouvez au commencement ? » se hasarda de dire Alice.

“Suppose we change the subject,” the March Hare interrupted, yawning. “I’m getting tired of this. I vote the young lady tells us a story.”

« Si nous changions de conversation, » interrompit le LiÚvre en bùillant ; « celle-ci commence à me fatiguer. Je propose que la petite demoiselle nous conte une histoire. »

“I’m afraid I don’t know one,” said Alice, rather alarmed at the proposal.

« J’ai bien peur de n’en pas savoir, » dit Alice, que cette proposition alarmait un peu.

“Then the Dormouse shall!” they both cried. “Wake up, Dormouse!” And they pinched it on both sides at once.

« Eh bien, le Loir va nous en dire une, » criÚrent-ils tous deux. « Allons, Loir, réveillez-vous ! » et ils le pincÚrent des deux cÎtés à la fois.

The Dormouse slowly opened his eyes.

Le Loir ouvrit lentement les yeux.

“I wasn’t asleep,” he said in a hoarse, feeble voice: “I heard every word you fellows were saying.”

« Je ne dormais pas, » dit-il d’une voix faible et enrouĂ©e. « Je n’ai pas perdu un mot de ce que vous avez dit, vous autres. »

“Tell us a story!” said the March Hare.

« Racontez-nous une histoire, » dit le LiÚvre.

“Yes, please do!” pleaded Alice.

« Ah ! Oui, je vous en prie, » dit Alice d’un ton suppliant.

“And be quick about it,” added the Hatter, “or you’ll be asleep again before it’s done.”

« Et faites vite, » ajouta le Chapelier, « sans cela vous allez vous rendormir avant de vous mettre en train. »

“Once upon a time there were three little sisters,” the Dormouse began in a great hurry; “and their names were Elsie, Lacie, and Tillie; and they lived at the bottom of a well—”

« Il y avait une fois trois petites soeurs, » commença bien vite le Loir, « qui s’appelaient Elsie, Lacie, et Tillie, et elles vivaient au fond d’un puits. »

“What did they live on?” said Alice, who always took a great interest in questions of eating and drinking.

« De quoi vivaient-elles ? » dit Alice, qui s’intĂ©ressait toujours aux questions de boire ou de manger.

“They lived on treacle,” said the Dormouse, after thinking a minute or two.

« Elles vivaient de mélasse, » dit le Loir, aprÚs avoir réfléchi un instant.

“They couldn’t have done that, you know,” Alice gently remarked; “they’d have been ill.”

« Ce n’est pas possible, comprenez donc, » fit doucement observer Alice ; « cela les aurait rendues malades. »

“So they were,” said the Dormouse; “VERY ill.”

« Et en effet, » dit le Loir, « elles étaient trÚs malades. »

Alice tried to fancy to herself what such an extraordinary ways of living would be like, but it puzzled her too much, so she went on:

Alice chercha à se figurer un peu l’effet que produirait sur elle une maniùre de vivre si extraordinaire, mais cela lui parut trop embarrassant, et elle continua :

“But why did they live at the bottom of a well?”

« Mais pourquoi vivaient-elles au fond d’un puits ? »

“Take some more tea,” the March Hare said to Alice, very earnestly.

« Prenez un peu plus de thé, » dit le LiÚvre à Alice avec empressement.

“I’ve had nothing yet,” Alice replied in an offended tone, “so I can’t take more.”

« Je n’en ai pas pris du tout, » rĂ©pondit Alice d’un air offensĂ©. « Je ne peux donc pas en prendre un peu plus »

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